Dre’Quan Priest n’a jamais vraiment ressemblé à un gangster au sens classique du terme. C’est un débrouillard, un hustler, quelqu’un qui a toujours vu dans la musique une porte de sortie plus intéressante que la rue elle-même. Même lorsqu’il dealait pour payer les factures, son horizon restait ailleurs : bâtir quelque chose, signer des artistes, imposer un nom dans la scène de Vice City. Son lien avec Boobie Ike l’a placé à l’endroit idéal pour apprendre comment le business circule entre le club, le quartier et le studio. Avec Real Dimez désormais signé chez Only Raw Records, Dre’Quan semble toucher du doigt ce qu’il poursuivait depuis longtemps. Il avance avec l’énergie de ceux qui savent vendre une vision autant qu’un produit. Dans une ville où tout peut devenir spectacle, influence ou monnaie, Dre’Quan a compris que la musique pouvait être une arme aussi rentable que n’importe quel autre trafic.
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